Revue de presse

La professionnalisation des formateurs en débat à la première Université d’été de l’Afref – Le quotidien de la Formation – 15 juillet 2013

Promotion sociale et compétitivité des entreprises, deux enjeux à conjuguer dans le cadre de la prochaine négociation sur la formation (Alain Druelles, Medef) – Le quotidien de la Formation – 15 juillet 2013

« Le compte personnel de formation aura pour effet d’amplifier la tendance à la personnalisation des processus de formation » (Jean-Marie Luttringer) – Le quotidien de la Formation – 15 juillet 2013

Quel avenir pour le métiers de la formation ? (format pdf) – Syndicat des Consultants-formateurs indépendants – Juillet 2013

« Le compte personnel de formation aura pour effet d’amplifier la tendance à la personnalisation des processus de formation » (Jean-Marie Luttringer)

Article du Quotidien de la Formation du 15 juillet 2013 – Reproduit avec l’aimable autorisation du Quotidien de la Formation

« Le compte personnel de formation (CPF) est fondé sur l’idée que son bénéficiaire, qui a un projet professionnel et un financement associé, peut ne pas se voir imposer une prescription de formation ». C’est en ces termes que Jean-Marie Luttringer, consultant chez JML Conseil, a rappelé le principe de liberté du choix de la formation par toute personne, garanti par le droit constitutionnel.

Il intervenait lors de la table ronde sur les normes de professionnalité des métiers de la formation, dans le cadre de la première université d’été de l’Association française pour la réflexion et l’échange sur la formation (Afref), du 9 juillet 2013. « Le CPF aura pour effet d’amplifier la tendance à la personnalisation des processus de formation. Ce qui renvoie à la relation juridique entre le formé et le formateur, et à l’obligation de résultat à laquelle est tenu le prestataire », a-t-il considéré.

Par rapport à l’acte fondateur du système de formation de 1970, « ce qui reste est la création d’une obligation nationale invitant tous les acteurs à intervenir dans ce domaine (chacun peut être formé et être formateur), principe encore valide aujourd’hui ». Sur ce plan, a rappelé Jean-Marie Luttringer, « le droit organise l’exercice de cette liberté via des normes juridiques ». En revanche, « les normes techniques ne sont pas démocratiques, contrairement aux normes juridiques, car elles sont dictées par les professionnels pour réguler le marché de la formation ou promouvoir la sécurité des personnes, par exemple ».

Promotion sociale et compétitivité des entreprises, deux enjeux à conjuguer dans le cadre de la prochaine négociation sur la formation (Alain Druelles, Medef)

Article du Quotidien de la Formation du 15 juillet 2013 – Reproduit avec l’aimable autorisation du Quotidien de la Formation

La première université d’été de l’Association française pour la réflexion et l’échange sur la formation (Afref) s’est penchée, le 9 juillet 2013, sur la professionnalisation des acteurs de la formation au regard des mutations actuelles. Comme l’a souligné Bernard Liétard, enseignant chercheur au sein du groupe d’étude Histoire de la formation des adultes (GHEFA), ces mutations, « à savoir l’évolution accélérée des connaissances techniques et scientifiques, ainsi que le développement d’une société de l’information et du numérique, ont des conséquences considérables sur les agents de la formation continue ».

« Le développement des personnes ne va pas toujours de pair avec les progrès techniques et cela entraîne un sentiment d’insécurité, renforcé par la mondialisation et ses conséquences sur l’emploi. En outre, la révolution numérique a bousculé les rapports aux savoirs et nous travaillons dans le cadre de réseaux apprenants qui amènent les formateurs à travailler en équipes et à changer de rôle (rôle de conseil, d’analyse des situations, de diagnostic et d’orientation, d’architecte de dispositif ou encore de facilitateur) », a considéré Bernard Liétard. Selon lui, au-delà d’une recherche de « professionnalisation », les agents éducatifs devront faire preuve de « professionnalisme » pour gagner et tenir leur place dans un jeu social de plus en plus complexe.

De son côté, Alain Druelles, directeur adjoint de la formation au Medef, est revenu sur la prochaine réforme de la formation en se plaçant du point de vue de la professionnalisation. « Il s’agit de revenir aux fondamentaux, à savoir la promotion sociale et la compétitivité des entreprises, présents depuis 1971. Les sociétés qui arrivent à conjuguer ces deux enjeux misent sur l’éducation, la formation… », a fait valoir Alain Druelles tout en indiquant que « la négociation qui s’annonce va se dérouler dans un cadre budgétaire contraignant ».

Il a également rappelé les évolutions récentes de la formation professionnelle : « Accroissement de la formation en interne au sein des entreprises ; diversité des modes d’apprentissage et accès croissant à la connaissance ; mesure du retour sur investissement dans les grandes entreprises ». Sur ce dernier point, Alain Druelles a souligné que « la formation échappait à ce type d’analyse mais qu’aujourd’hui, la pression est croissante et se tourne vers l’encadrement intermédiaire (n+1), assez démuni face à ce type de demande ».

À côté de cet enjeu autour de l’encadrement intermédiaire dans les entreprises (évaluation de la formation, prise en compte des parcours individuels), l’autre enjeu est celui de la professionnalisation de la gouvernance institutionnelle des politiques de formation qui appelle « à mieux définir et clarifier les responsabilités des principaux acteurs ».

La professionnalisation des formateurs en débat à la première Université d’été de l’Afref

Article du Quotidien de la Formation du 15 juillet 2013 – Reproduit avec l’aimable autorisation du Quotidien de la Formation

Mardi 9 juillet, l’hémicycle du Conseil régional d’Ile-de-France accueillait la première Université d’été de l’Afref (Association pour la réflexion et l’échange sur la formation).C’est d’ailleurs Emmanuel Maurel, vice-président de l’exécutif chargé de la formation professionnelle, qui a ouvert les débats de l’après-midi alors qu’une nouvelle réforme pointe à l’horizon. Mais davantage que sur la formation, l’association a axé son premier campus estival sur les formateurs eux-mêmes, leur métier, leur professionnalisation.

En janvier 2013, à l’occasion de la présentation de ses vœux, Thierry Repentin – alors ministre délégué en charge de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage – avait émis le vœu de « rationaliser l’offre de formation », proposant alors l’édition de « cahiers des charges » pour les organismes formateurs. Las, la valse ministérielle consécutive à la démission de Jérôme Cahuzac et le départ de l’élu savoyard pour les Affaires européennes a laissé ce dossier en suspens. Pourtant, des labels concernant les formateurs existent : la FFP, bien sûr, mais aussi la Chambre syndicale des formateurs consultants (CSFC) en ont instauré. N’empêche. L’universitaire Fabienne Maillard – professeur de sciences de l’éducation à l’Université Picardie Jules Verne et auteur de deux ouvrages sur la certification professionnelle [1] – a rappelé le « peu d’exemplarité » d’une profession qui emploie 21% de CDD, 45% de temps partiels, où le salaire moyen est inférieur à celui des autres branches de moins de 50 000 salariés et dont l’activité se concentre à près de 80% dans la seule Région-Capitale.

Le poids de l’Histoire

Une situation due à l’absence de reconnaissance de toute une profession, dont la source remonte aux années 1960 et 70, époque d’une l’éducation populaire militante qui refusait cette professionnalisation au nom d’une instruction des adultes alors perçue comme « la mobilisation de tous et non d’un corps professionnel ». « Dans un édito de 1974, la Revue de l’éducation permanente proclamait d’ailleurs son refus de voir un groupe s’accaparer la formation des adultes » a rappelé Emmanuel de Lescure, maître de conférence à la Sorbonne. Mais si le statut des formateurs a connu une évolution dans les années 1980 – conséquence, notamment, du chômage de masse et du transfert d’une partie de la formation vers les demandeurs d’emploi, mais aussi d’une évolution technique et sociale qui a vu les salariés devoir monter en compétences – l’universitaire n’en constate pas moins un double-mouvement qui « voit en parallèle leur niveau de formation s’élever, mais leur situation salariale se dégrader ». Sans compter que ces professionnels évoluent dans un système créé par la loi de 1971 dont le modèle social est désormais anachronique, conséquence de la désindustrialisation, mais aussi de la chute des effectifs syndicaux. « Malgré cela, ANI après ANI, on persiste à rafistoler ce système » a déploré Denis Cristol, directeur de l’ingénierie et des dispositifs du CNFPT [2], une institution qui désormais, tend à entrer dans une logique de co-construction des formations avec les collectivités territoriales afin de créer des parcours au plus près des besoins locaux.

Le CPF contre « les boulets » ?

« De fait, la loi de 1971 a sous-estimé la capacité de la société à s’emparer d’espaces de formation hors-institutionnels » estimait Paul Santelmann, responsable de la veille « emploi et qualification » à l’Afpa. Un constat qu’il tire de l’activité des organismes de formation dont 35 000 (sur 55 000 environ) ne font pas de la formation leur activité principale et où « 90 % des formateurs pour adultes n’exercent qu’occasionnellement ». Michel Blachère, membre du bureau de l’Afref n’a, pour sa part, pas hésité à évoquer ces « trois boulets » que tire encore la formation continue. « La stagification – et le financement action-par-action ; la multiplication des dispositifs – VAE, bilans de compétences, Dif, qui à la base n’étaient pas conçus comme tels et la nécessité de disposer de certains statuts pour entrer en formation – salarié, jeune, demandeur d’emploi – ont sclérosé l’environnement la formation… Le compte personnel de formation à venir constituera-t-il une solution pour échapper à cette réalité ? »

Une extrême vigilance sur un métier fragile

Et les formateurs dans tout ça ? Évoquer leur professionnalisation « relève d’un choix engagé » observait Julien Veyrier, directeur de Centre Inffo en conclusion des débats. Car face à un cadre juridique et technique en évolution, à une modification des comportements (le public devient prescripteur de sa propre formation), à leur rôle croissant dans la compétitivité des entreprises et le développement des compétences des individus et à des rapports encore à créer avec le monde de la formation initiale, la fragilité de leur métier et de leur environnement exige « une extrême vigilance quant à la pérennité de leur profession » rappelait le directeur de Centre Inffo. Centre Inffo dont la prochaine Université d’hiver sera précisément consacrée au thème de la formation comme facteur de croissance économique. D’une Université, l’autre, le débat est loin d’être clos.

Notes

[1] Des diplômes aux certifications professionnelles – Rennes PUR (2008) ; Former, certifier, insérer. Effets et paradoxes de l’injonction à la professionnalisation des diplômes – Rennes PUR (2012)

[2] Centre national de la fonction publique territoriale.

L’AEF revient sur l’Université d’été

Dépêche AEF du lundi 15 juillet 2013

Quel avenir pour les métiers de la formation ? Échos de l’université d’été de l’Afref

Comment évoluent les métiers de la formation ? Quelles sont les attentes des entreprises et de la société envers les formateurs, alors qu’une nouvelle réforme de la formation se prépare ? Ce sont quelques unes des questions auxquelles ont tenté d’apporter des réponses les participants à la première université d’été de l’Afref qui s’est déroulée le 9 juillet 2013 à Paris. Certains, comme Alain Druelles, du Medef, ou Leïla Roze des Ordons, du groupe IGS, mettent en avant le sous-effectif des services formation et l’externalisation de la conception de la formation dans les grandes entreprises, d’autres, comme Bernard Liétard, du Cnam, et Hugues Lenoir, enseignant à Nanterre, pointent les difficultés croissantes des formateurs qui doivent concilier les exigences de personnalisation des commanditaires, les cadres juridiques contraignants et leurs valeurs professionnelles.

« La difficulté de la future réforme de la formation professionnelle va être de combiner différents enjeux – promotion sociale et compétitivité notamment – sans les opposer, et de faire mieux avec moins de moyens », résume Alain Druelles, directeur adjoint de la formation au Medef, lors de la première table ronde de l’université d’été de l’Afref (Association française de réflexion et d’échange sur la formation) consacrée aux enjeux de la professionnalisation des acteurs de la formation, le 9 juillet 2013. Mais « pour donner de l’appétence aux salariés, toute la chaîne doit profiter du processus de formation, y compris les niveaux supérieurs », défend-il, évoquant les critiques de certains sur le fait que la formation profite surtout aux cadres.

Parmi les évolutions en cours relatives à la formation dans les entreprises, Alain Druelles met en avant le développement de la formation interne, la diversification des modes d’apprentissage – l’unité de temps, de lieu et d’action n’étant plus respectée – et la moindre cohérence entre la nature de la dépense et les modalités d’apprentissage. Il pointe aussi le fort cloisonnement des services « formation » dans les entreprise et le manque de personnels dédiés à cette mission dans les grandes entreprises.

TENDANCE À LA RATIONALISATION DES COÛTS

De son côté, Leïla Roze des Ordons, qui a été pendant cinq ans chargée du suivi des entreprises d’accueil du master cadres et consultants en formation continue (IGS-Paris Descartes), note une « tendance croissante » à la rationalisation des coûts et à l’externalisation de la conception de la formation ou encore un raccourcissement des temps de formation. « Les missions confiées aux apprentis concernent souvent les tâches administratives, le suivi budgétaire, les actions de communication sur les actions de formation, la négociation avec les prestataires externes, et ne correspondent pas toujours à leur niveau de qualification ».

La responsable de la formation au CFA du groupe IGS distingue trois profils qui caractérisent les responsables de formation rencontrés : « l’homo formaticus », qui aborde la formation sous l’angle financier et de la conformité aux obligations légales – son but est de former le maximum de personnes avec un budget minimum ; le « résilient », le second profil, qui se développpe, veut faire de la qualité en s’adaptant aux contraintes du système. Il a appris la langue des financiers ; enfin le troisième type de responsable de formation, baptisé « l’aristocrate », est en voie d’extinction. Son objectif est de faire de la formation dans les règles de l’art.

Autre transformation du métier mise en avant par Alain Druelles : la formation n’échappe plus à la notion du « retour sur investissement », ce qui se traduit par une nouvelle pression sur l’encadrement. « Les cadres intermédiaires, qui doivent en plus assumer de nouvelles tâches comme l’accompagnement du parcours de chaque salarié, sont assez démunis », observe le représentant du Medef. Pour Jacques Abécassis, chargée de la qualité à la FFP (fédération de la formation professionnelle), qui représente les organismes de formation privés, l’amélioration continue des prestations doit passer par une remise en cause permanente des évaluations.

« Rendre compte est nécessaire mais pas suffisant. Il est nécessaire de s’interroger constamment sur le pourquoi de l’évaluation et sur ce qu’on va en faire ».

CRITÈRES POUR ÉVALUER LE PROFESSIONNALISME DES PRESTATAIRES (FFB)

Jacques Abécassis propose quatre critères pour évaluer le professionnalisme des organismes de formation : le respect de la réglementation – « certains prestataires ne la respectent pas mais certains commanditaires ne semblent pas s’en soucier », l’adéquation des moyens techniques et humains des prestataires aux objectifs de la mission, la satisfaction des clients et la pérennité financière des prestataires. Mais la professionnalisation doit concerner de manière simultanée tous les acteurs de la formation, du prescripteur au bénéficiaire et pas seulement les formateurs, prévient-il.

Bernard Liétard, membre du Ghefa (groupe d’étude – histoire de la formation des adultes) et ancien enseignant au Cnam, met en avant une autre mutation du métier. « La conception du formateur comme seul maître à bord n’est plus tenable, en raison des bouleversements scientifiques et techniques et des nouvelles technologies de l’information et de la communication », affirme-t-il. Ces évolutions se traduisent par une nouvelle relation apprenantformateur, une remise en cause technique et pédagogique des formateurs et un élargissement de leurs missions, « ce qui ne facilite pas leur travail ». Ils ont désormais un rôle de conseil auprès des décideurs, de diagnostic et d’orientation, de facilitateur, à travers l’accompagnant des itinéraires des apprenants. « Dans un contexte devenu mouvant et incertain, la capacité de rebondir devient une compétence clé », analyse-t-il.

DIFFICULTÉ À CONCILIER VALEURS HUMANISTES ET CADRES CONTRAIGNANTS

À ces nouvelles missions s’ajoutent les exigences des commanditaires de formation, qu’ils soient publics ou privés, « qui souhaitent des réponses éducatives de plus en plus fines et souples, tout en imposant des cadres de plus en plus contraignants », déplore Bernard Liétard. Il cite le cas d’une obligation qui prévoit que les formateurs ont trois heures pour orienter des personnes vers un projet professionnel durable. « C’est beaucoup trop court », estime-t-il. Pour que les professionnels puissent remplir ces exigences tout en restant fermes sur leurs valeurs, « il faudrait que les normes soient davantage adaptées aux objectifs poursuivis ».

La question des valeurs qui irriguent le métier de formateur est également posée par Hugues Lenoir, enseignant-chercheur en sciences de l’éducation à l’université de Nanterre, lors de la seconde table ronde consacrée aux normes de professionnalité des métiers de la formation. « L’ambition des formateurs est de favoriser l’esprit critique des individus et de tenter de les émanciper mais cette tâche est rendue de plus en plus complexe, en raison des règles fixées par le code du travail et de la multiplication des labels (ISO, Afnor) ou référentiels (d’activité, de compétences, d’évaluation…) », insiste-t-il. L’universitaire juge dangereuse l’idée de créer un « ordre des formateurs », sur le modèle de l’ordre des médecins, qui pourrait être mise en place dans une logique de normalisation du métier. Toutefois, Hugues Lenoir reconnaît la nécessité de « concilier un système de valeurs humanistes avec un réseau de règles et de pratiques d’apparence figées pour ne pas disparaître ».

RENOUER AVEC LE PROJET POLITIQUE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Il faut « réhabiliter le projet politique » de la formation professionnelle qui consiste à briser « la reproduction » des inégalités sociales, déclare Fabrice Gutnik, président de  ‘Afref, en ouverture de l’université d’été de l’association. Il invite les participants à mener une « réflexion sans concession » sur l’identité des métiers de la formation, « contre l’isolement dans [leurs] métiers et [leurs] structures ». Fabrice Gutnik souhaite aussi que les associations membres du « collectif des 21 » (qui réunit 21 présidents d’associations et d’organisations professionnelles de formation et d’apprentissage

(AEF n°179112) (1)) aient un rôle « défini » dans les instances de concertation voire de négociation, afin notamment d’éviter une « confiscation de la réforme par les seuls experts et technocrates ».

PROJET DE DÉMARCHE QUALITÉ CHEZ LES FORMATEURS INDÉPENDANTS

Du côté des formateurs indépendants, le Sycfi travaille à l’élaboration d’un référentiel qualité visant à attester de leurs compétences, à la manière de ce qui existe pour les formateurs du Greta ou de l’Afpa. « Cette démarche est très importante car elle devrait permettre de renforcer notre légitimité. En l’absence de régulation, tout le monde peut s’autoproclamer formateur indépendant », souligne Gilles Trichet, vice-président du syndicat des consultants-formateurs indépendants. Il poursuit : « Catherine Beauvois [conseillère au cabinet de Michel Sapin] s’est dite très intéressée par notre démarche. Nous espérons travailler bientôt avec le Medef et la CGPME ».

Françoise Gérard, directrice de la production et des partenariats au Centre Inffo, distingue elle trois types de démarche qualité chez les prestataires de formation : la première se traduit par une charte de bonnes intentions, dont l’objectif est de faciliter la relation client/fournisseur, sans être contraignante. La seconde démarche provient des financeurs (régions, Opca) et vise à réguler les relations avec les prestataires, à travers une charte dotée de critères sélectifs.

Le troisième type de démarche s’inscrit en dehors de la relation marchande à court terme. Elle prend l’exemple des normes Afnor, un outil utile où les acteurs de la formation peuvent construire leurs propres règles », déclare Françoise Gérard, qui a participé à l’élaboration de la future norme sur la lisibilité de l’offre de formation (AEF n°181617).

(1) Présidé par Yves Attou, le collectif pour l’amélioration de la formation a été créé en février 2013 à l’initiative du Sycfi et du comité mondial pour les apprentissages tout au long de la vie.

Dépêche reproduite avec l’aimable autorisation de l’AEF – www.aef.info

Ils parlent de l’Université de l’Afref

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Forum Française pour la Formation Ouverte et à Distance – Voir l’annonce
Centre d’Analyse des Pratiques Professionelles – Voir l’annonce
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La formation en continu… – Voir l’annonce
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